Voyage en Islande et au Groënland : exécuté pendant les années 1835 et 1836 sur la corvette la Recherche

Voyage en Islande et au Groënland : exécuté pendant les années 1835 et 1836 sur la corvette la Recherche

Voyage en Islande et au Groënland : exécuté pendant les années 1835 et 1836 sur la corvette la Recherche

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Origin and date: 
Voyage en Islande et au Groënland : exécuté pendant les années 1835 et 1836 sur la corvette la Recherche, commandée par M. Tréhouart (lieutenant de vaisseau) dans le but de découvrir les traces de la Lilloise, publié par l’ordre du roi.

Paul Gaimard - Xavier Marmier - Eugène Robert - Victor Lottin

1838 à 1843

Artiste(s): 

Les ouvrages présentés ici sont issus des collections de la bibliothèque du musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye.

Voyage en Islande et au Groënland est inscrit sur le registre d’entrées en 1867, à la suite d’un don de la Maison de l’empereur, sous le Second empire. Ledit registre précise également que les tomes sont reliés en cinq volumes le 30 mai 1868, au sein même du musée. La reliure porte ainsi la mention « Bibl. du musée de St. Germain ».

Ces cinq volumes sont en réalité un ouvrage complet. Il est publié sur plusieurs années (de 1838 à 1843) selon six divisions qui portent chacune sur un thème précis de ce voyage : Histoire du voyage, Minéralogie et géologie, Zoologie et médecine, Littérature islandaise, Physique et enfin Histoire de l’Islande. Il existe, en plus, trois atlas associés aux trois premières divisions.

Cette publication retrace l’expédition et le voyage du navire La Recherche et de son équipage, mené par Joseph-Paul Gaimard, responsable de l’expédition scientifique, en 1835 et 1836 et M. Tréhouart, capitaine du navire. Gaimard, médecin de bord et naturaliste français, est un habitué des expéditions lorsqu’il se lance dans celle qui le conduit en Islande et au Groënland : il a déjà effectué un tour du monde à bord de l’Uranie, en 1817 et a participé à plusieurs autres voyages scientifiques.

C’est en tant que président de la Commission scientifique d’Islande et du Groënland que Gaimard participe à cette nouvelle expédition, à bord de La Recherche. Le but premier de ce voyage dans l’Atlantique nord est de partir à la recherche d’un autre navire, La Lilloise, disparu quelques mois plus tôt, au nord du Groënland. Il s’agissait d’une expédition scientifique lancée par Jules de Blosseville en 1833. Le navire ne sera malheureusement jamais retrouvé.

Ce voyage de recherche a néanmoins permis d’effectuer des études inédites sur ces terres nordiques. En effet, Gaimard observe la vie locale à travers divers domaines comme la médecine, la biologie, la botanique, l’histoire ou la littérature. C’est ainsi que, au vu de ces découvertes, Gaimard retourne quatre étés de suite explorer ces régions. Des spécialistes, venant de domaines éclectiques, se joignent à Gaimard pour cette expédition et participent naturellement à l’écriture de l’ouvrage Voyage en Islande et au Groënland. On compte parmi eux l’homme de lettres Xavier Marmier, le géographe Victor Lottin, ou encore le géologue Eugène Robert.

La présence de ces spécialistes garantit un ouvrage approfondi, couvrant de larges domaines et permettant aux lecteurs d’appréhender la vie et l’histoire des habitants d’Islande et du Groënland. Dans ce but, les atlas sont une aide précieuse. Ceux-ci, au nombre de trois, portent sur des domaines très différents, de la zoologie à la minéralogie. Les planches composant ces atlas sont majoritairement de grand format, offrant une multitude de détails. Elles présentent des scènes de chasse, des paysages glacés, des volcans mais montrent également des animaux locaux, du renne aux diverses espèces de poissons. De plus, un nombre non négligeable de planches portant sur la zoologie bénéficie de couleurs, rendant ces illustrations plus singulières encore.
Toutes ces caractéristiques font de Voyage en Islande et au Groënland un ouvrage colossal, rare et précieux, qui nous offre un aperçu de l’histoire et de la vie de ces contrées, mais qui nous renseigne également sur l’histoire des expéditions scientifiques et des voyages de cette époque.

Les collections de la bibliothèque d'étude et de recherche du musée d'Archéologie nationale comprennent plus de 45 000 documents, accessibles sur rendez-vous, dont beaucoup illustrent la naissance de la science archéologique et sont aujourd'hui les fondements d'une historiographie en construction. La bibliothèque d'étude et de recherche du musée d'Archéologie nationale est membre du réseau FRANTIQ.

 

Océane Gressot - Adèle Sureau